burundi

Ce lundi 14 mars 2016, l’Union Européenne[1] a suspendu son aide directe au gouvernement du Burundi, estimant que « les consultations au titre de l’article 96 de l’Accord de Cotonou, tenues à Bruxelles le 8 décembre dernier, n’ont pas permis de remédier au non-respect par le Burundi des éléments essentiels du partenariat ».

« On s’y attendait »

Comme l’a dit le Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale, M. Alain Aimé Nyamitwe, c’est une décision à laquelle tout le monde s’attendait et qui, par conséquent, ne surprend personne. En effet, la suspension des aides européennes était déjà une réalité depuis plusieurs mois.

Et les efforts du gouvernement ?

Ce que regrette le gouvernement, c’est qu’elle soit prise « après une série de mesures qui redressaient la situation dans les domaines des droits de l’Homme et sécuritaire ».

Dans son communiqué[2], le gouvernement du Burundi regrette également le fait que le Conseil de l’Union Européenne « n’a pas pris en compte l’évolution positive de la situation en rapport avec le dialogue inclusif inter Burundais en cours », ainsi que les récentes mesures prises par le gouvernement telles que « la grâce accordée à plus de 2.000 prisonniers, l’annulation des mandats d’arrêt contre certaines personnalités, la libération de plusieurs détenus en rapport avec le mouvement insurrectionnel de même que la réouverture de quelques radios privées, tout cela après une instruction diligente de leurs dossiers, sur demande du Gouvernement ».

Le bien-être des burundais, c’est aussi notre préoccupation première

Le Gouvernement du Burundi se dit toutefois très heureux de constater que son partenaire européen a la même préoccupation que lui au sujet de la population burundaise à laquelle il réitère son attachement à sa « protection » et son « soutien ». Ceci devant se concrétiser par la poursuite du financement, par l’Union, des projets de développement et à caractère humanitaires.

A cet égard, afin de garantir la « transparence » et de « parer aux éventuelles opérations de blanchiment » ou le « détournement de ces financements vers d’autres activités suspectes », le gouvernement exige que les fonds passent par les comptes de la Banque centrale « conformément à la loi en la matière et en vigueur, tout en restant dans leur intégralité à l’entière disposition de la population bénéficiaire ».

 

 http://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2016/02/15-fac-burundi-conclusions/

 http://burundi.gov.bi/spip.php?article851

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