Présentation générale

Nom officiel : République du Burundi
Nature du régime : Présidentiel
Chef de l’Etat (et du Gouvernement) : M. Pierre Nkurunziza
Capitale : Bujumbura
Villes principales : Gitega, Ngozi, Kayanza,
Hymne national : Burundi bwacu
Devise national : Unité – Travail – Progrès
Fête nationale : 1er juillet
Monnaie : Franc burundais (FBU/Bif)
PIB (au prix courant du marché) : 1,4 mds de $
Taux de croissance du PIB : 4,2 % (2012)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
• agriculture : 34,8 %
• industrie : 20 %
• services : 45,1 %
Langue (s) officielle (s) : Kirundi, Français, Anglais ( ?)
Langue (s) courante (s) : Kirundi, Swahili
Population : 9 849 569
Superficie : 27 834 km²

Drapeau

bandeira
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Géographie


karte-0-9009Le Burundi est un pays d’Afrique de l’Est, d’une superficie de 27 834 km², d’une population de 8,3 millions d’habitants et sans accès à la mer. Pays de la région des Grands Lacs, c’est un pays vallonné et montagneux, situé à 1200 km de l’Océan Indien et de 2000 km de l’Atlantique. Il est limité au nord par le Rwanda, à l’est et au sud par la Tanzanie, à l’ouest par la République Démocratique du Congo dont il est séparé par le lac Tanganyika (32 600 km² dont 2 634 km² lui appartiennent) dans l’axe du Grand Rift occidental.
Le climat du Burundi est tropical humide tempéré par l’altitude, laquelle varie entre 772 m et 2670 m. Une saison pluvieuse qui s’étend généralement d’octobre à mai alterne avec une saison sèche qui va de juin à septembre. Les températures moyennes annuelles varient, elles aussi, avec l’altitude ; elles oscillent entre 17 et 23 °C.

Histoire


mapa do burundiIl y a six siècles, le Burundi était l’un des royaumes les plus organisés de la région de l’Afrique des Grands Lacs. Une dynastie de quatre castes de monarques implantée à partir du 15ème siècle a défini les frontières du pays et instauré un système de gestion administrative très structuré.

Pour consolider leur pouvoir, les rois (Mwami) s’appuyaient sur le clan aristocratique des Baganwa (grands chefs régionaux), appartenant souvent à la famille royale. À la suite de conquêtes menées au détriment des royaumes voisins, les rois successifs ont permis l’élargissement du territoire au tracé des frontières actuelles.

L’histoire du Burundi s’articule autour de trois grandes périodes : la période pré-coloniale, la période coloniale, le Burundi indépendant. Cette dernière période comportant à son tour deux grands moments, à savoir : la période du monopartisme et de la dictature militaire (1966-1992) et la période du régime démocratique et multipartite.

Période pré-coloniale

Du XV ème siècle jusqu’en 1890, le royaume du Burundi est dirigé par une monarchie de droit divin, très structurée et peu ouverte sur l’extérieur. Les Bami (rois) successifs vont élargir le pays par des conquêtes réalisées aux dépens des royaumes voisins.
Période coloniale
De 1890 à 1916, les Allemands venus de Tanzanie envahissent le Burundi et fondent Bujumbura, la capitale actuelle, en 1899. Après de dures et sanglantes batailles, le Traité de Kiganda est signé le 6 juin 1903 par le Mwami Mwezi Gisabo consacrant ainsi la suprématie et l’installation des Allemands. Mais la domination allemande sera brève l’Allemagne étant obligée de perdre ses colonies après la Première Guerre Mondiale.
De 1919 à 1962, la Belgique obtient de la SDN un mandat d’administrer le Burundi et le Rwanda qui forment alors la province du « Ruanda–Urundi ». Celle-ci sera rattachée au Congo belge en 1925 mais tout en gardant une personnalité juridique distincte de celle du Congo belge. En 1962 le pays accède à l’indépendance dans un climat politique tendu.

Le Burundi-République

En juillet 1966, le Roi Mwambutsa est déposé par son fils qui prend alors le nom de Ntare V . Le 28 novembre de la même année, ce dernier est renversé par un capitaine du nom de Michel Micombero. Dans la foulée, celui-ci proclame la fin de la monarchie et l’avènement de la République. Le pays entre dans une ère mouvementée sur fond de dictature militaire et de massacres à caractère ethnique.

Le Burundi démocratique

En 1992, après adoption de la Charte de l’unité nationale, le Burundi se lance dans le multipartisme. Mais le premier président démocratiquement élu est assassiné le 21 octobre 1993, trois mois seulement après son accession à la magistrature suprême. Sa mort entrainant un vide politique, le pays sombre dans une véritable crise socio-politique. L’insécurité généralisée conduit à la naissance de mouvements de rébellion contre le régime en place.

En 1998, sous la médiation de l’ex-président tanzanien, Julius Nyerere, des négociations entre le pouvoir, les mouvements rebelles et l’opposition sont lancées à Arusha. Elles aboutiront en août 2000 à la signature des Accords pour la paix et la réconciliation.

En 2005, les premières élections post-crise sont organisées. Elles sont remportées par le CNDD-FDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie- Force de Défense de la Démocratie) qui porte alors le Président Pierre Nkurunziza à la magistrature suprême. Ce sera également le même parti présidentiel qui sortira vainqueur des élections de 2010, assurant ainsi un second mandat au Président Nkurunziza.

Politique intérieure


Compte tenu de son histoire et en vue d’assurer un avenir meilleur à tous ses fils et filles, le Burundi a opté d’orienter tous ses choix politiques vers la réconciliation nationale, la consolidation de la paix et de l’Etat de droit ainsi que la reconstruction et le développement économique et social durable.

Sur le plan institutionnel, les Accords d’Arusha signés en 2000 et la Constitution adoptée en 2005 et dont elle est d’ailleurs l’inspiration, ont permis la mise en place d’un système multipartite et inclusif fondé sur le principe de partage du pouvoir entre les différentes composantes de la société burundaise. Le Président occupe les fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement. Le respect des quotas entre communautés par les partis politiques est un impératif constitutionnel. Par ailleurs, le Premier Vice-président est obligatoirement issu d’une communauté et d’un parti politique autres que ceux du Président de la République.

Ainsi, des avancées significatives ont été réalisées dans le processus de consolidation de la paix, la conduite des élections, le respect des droits de l’homme et dans le domaine de l’égalité du genre. Le parlement burundais compte plus de 30% de femmes.

Politique économique


Du fait des années de conflit et d’une insécurité généralisée, le Burundi a été confronté, pendant plus d’une décennie, à de grands défis liés notamment à la rupture de la cohésion sociale, au ralentissement du développement économique et à l’accentuation de la pauvreté.

C’est pourquoi, après la remise sur pied des institutions démocratiques en 2005, le gouvernement a adopté son premier Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) axé autour de quatre objectifs principaux que sont : (i) la gouvernance et la sécurité, (ii) la croissance durable et équitable ; (iii) le développement des ressources humaines ; (iv) la lutte contre le VIH-SIDA.
La mise en œuvre du CSLP I s’est traduite par des progrès remarquables sur le plan de la stabilité macroéconomique et de l’accessibilité aux services sociaux de base en particulier à la santé et à l’éducation.

Toutefois, le profil général de la croissance est demeuré insuffisant pour résorber significativement la pauvreté. De plus, les répercussions de la crise économique et financière internationale, survenue en 2009 ont fortement contrarié les efforts du gouvernement qui a dû faire face aux chocs précédents – crise énergétique (2006 – 2007) et flambée des prix de première nécessité (2007 – 2009) – dont les effets n’étaient pas entièrement dissipés.

En conséquence, dans la logique des orientations formulées dans la vision Burundi 2025, le Gouvernement du Burundi a élaboré, en 2012, son deuxième Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté – CSLP II, qui place l’enjeu de la croissance et de la création de l’emploi au centre de ses futurs programmes de réduction de la pauvreté.

Celui-ci s’articule autour des quatre axes suivants :

 Le renforcement de l’État de droit, la consolidation de la bonne gouvernance et la promotion de l’égalité du genre ;

 La transformation de l’économie burundaise pour une croissance soutenue et créatrice d’emplois ;

 L’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de base et renforcement de la solidarité nationale ;

 La gestion de l’espace et de l’environnement pour un développement durable.

Investir au Burundi

 Rapport Doing Business 2014 de la Banque mondiale

 L’Agence de promotion des investissements

Politique extérieure


Intégration régionale

Conscient des difficultés inhérentes à son enclavement, le Burundi a compris depuis longtemps que l’intégration régionale constitue un enjeu crucial pour son développement.

C’est ainsi qu’en 1976, le pays s’est montré très actif dans la création de la CEPGL – communauté économique des pays des grands lacs à savoir le Burundi, le Congo (ex-Zaïre) et le Rwanda. La Communauté visait entre autres la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, la sécurité régionale et le financement d’institutions communes dans les domaines de la finance, de la recherche et de l’énergie.

Les guerres des années 90 et dont les trois pays constituent le foyer, plongent la Communauté dans une crise sans précédent. Après les élections de 2005 et la remise sur pied des institutions, la diplomatie burundaise jouera un rôle très actif en vue d’une relance. Celle-ci intervient en 2008.

La participation du Burundi à la dynamique d’intégration régionale et de coopération en vue de la paix et la stabilité s’est également manifestée par la signature, en décembre 2006, du « Pacte sur la Sécurité, la Stabilité et le Développement » dans la Région des Grands Lacs dans le cadre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). On rappellera à ce sujet que c’est Bujumbura qui abrite le Secrétariat permanent de la Conférence.

Depuis 2007, le Burundi fait partie de l’East African Community, regroupant, outre le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie. L’ensemble constitué par ces pays forme un marché potentiel de plus de 135 millions de personnes.

De cette manière, le Burundi joue un rôle d’interface et de charnière entre trois ensembles économiques : à l’ouest et nord-ouest, la CEAC (communauté économique des états de l’Afrique centrale), principalement francophone ; à l’est et nord-est, l’EAC essentiellement anglophone et partiellement la SADC (southern african development community) vers l’Afrique australe. Toutefois, alors qu’il est membre de la CEAC, le Burundi ne fait pas partie de la DADC.

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IPaix et sécurité

Le Burundi en Somalie

Le Burundi soutient toute démarche visant à renforcer la paix et la sécurité dans le monde et particulièrement en Afrique. Il est fortement engagé dans la lutte le terrorisme sous toutes ses formes.

C’est pourquoi, afin d’aider à soutenir les Institutions Fédérales Transitoires somaliennes dans leur lutte contre les Shebabs en vue de stabiliser le pays et dans la poursuite du dialogue politique et de la réconciliation, le Burundi est engagé dans ce pays depuis 2007 dans le cadre de l’AMISOM. (Mission de l’Union Africaine en Somalie). Avec plus de 5600 hommes sur terrain, le Burundi est le deuxième contributeur après l’Ouganda.

foto3Le Burundi en Centrafriquefoto2

En décembre 2013, à l’appel de la communauté internationale pour venir en aide à la Centrafrique en proie à des massacres intercommunautaires, le Burundi a répondu en envoyant 850 soldats destinés à sécuriser Bangui, la capitale, dans le cadre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite de l’Union Africaine (MISCA).

A partir du 15 décembre 2014, les Nations Unies ont pris la relève de l’Union Africaine, transformant ainsi la MISCA en MINUSCA, Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations Unies en République Centrafricaine.