Du fait des années de conflit et d’une insécurité généralisée, le Burundi a été confronté, pendant plus d’une décennie, à de grands défis liés notamment à la rupture de la cohésion sociale, au ralentissement du développement économique et à l’accentuation de la pauvreté.

C’est pourquoi, après la remise sur pied des institutions démocratiques en 2005, le gouvernement a adopté son premier Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) axé autour de quatre objectifs principaux que sont : (i) la gouvernance et la sécurité, (ii) la croissance durable et équitable ; (iii) le développement des ressources humaines ; (iv) la lutte contre le VIH-SIDA.

La mise en œuvre du CSLP I s’est traduite par des progrès remarquables sur le plan de la stabilité macroéconomique et de l’accessibilité aux services sociaux de base en particulier à la santé et à l’éducation.

Toutefois, le profil général de la croissance est demeuré insuffisant pour résorber significativement la pauvreté. De plus, les répercussions de la crise économique et financière internationale, survenue en 2009 ont fortement contrarié les efforts du gouvernement qui a dû faire face aux chocs précédents – crise énergétique (2006 – 2007) et flambée des prix de première nécessité (2007 – 2009) – dont les effets n’étaient pas entièrement dissipés.

En conséquence, dans la logique des orientations formulées dans la « Vision Burundi 2025 », le Gouvernement du Burundi a élaboré, en 2012, son deuxième Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté – CSLP II, qui place l’enjeu de la croissance et de la création de l’emploi au centre de ses futurs programmes de réduction de la pauvreté.

Celui-ci s’articule autour des quatre axes suivants :

  • Le renforcement de l’État de droit, la consolidation de la bonne gouvernance et la promotion de l’égalité du genre ;
  • La transformation de l’économie burundaise pour une croissance soutenue et créatrice d’emplois ;
  • L’amélioration de l’accessibilité et de la qualité des services de base et renforcement de la solidarité nationale ;
  • La gestion de l’espace et de l’environnement pour un développement durable.