Intégration régionale

Conscient des difficultés inhérentes à son enclavement, le Burundi a compris depuis longtemps que l’intégration régionale constitue un enjeu crucial pour son développement.

C’est ainsi qu’en 1976, le pays s’est montré très actif dans la création de la CEPGL – Communauté Economique des Pays des Grands Lacs- qui comprend, outre le Burundi, le Congo (ex-Zaïre) et le Rwanda. La Communauté visait entre autres la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, la sécurité régionale et le financement d’institutions communes dans les domaines de la finance, de la recherche et de l’énergie.

Les guerres des années 90 et dont les trois pays constituent le foyer, plongent la Communauté dans une crise sans précédent. Après les élections de 2005 et la remise sur pied des institutions, la diplomatie burundaise jouera un rôle très actif en vue d’une relance. Celle-ci intervient en 2008.

La participation du Burundi à la dynamique d’intégration régionale et de coopération en vue de la paix et la stabilité s’est également manifestée par la signature, en décembre 2006, du « Pacte sur la Sécurité, la Stabilité et le Développement » dans la Région des Grands Lacs dans le cadre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). On rappellera à ce sujet que c’est Bujumbura qui abrite le Secrétariat permanent de la Conférence.

Depuis 2007, le Burundi fait partie de l’East African Community, regroupant quatre autres pays, à savoir : le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie. L’ensemble constitué par ces pays forme un marché potentiel de plus de 135 millions de personnes.

De cette manière, le Burundi joue un rôle d’interface et de charnière entre trois ensembles économiques : à l’Ouest et Nord-Ouest, la CEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale), principalement francophone ; à l’Est et Nord-Est, l’EAC essentiellement anglophone et partiellement la SADC (Southern African Development Community) vers l’Afrique australe. Toutefois, alors qu’il est membre de la CEAC, le Burundi ne fait pas partie de la DADC.

Paix et sécurité

Le Burundi en Somalie

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Le 22 avril 2014, à Mogadishu, le Président Pierre Nkurunziza (à droite) rencontre son homologue somalien, M. Hassan Sheik Mohamud (à gauche).

Le Burundi soutient toute démarche visant à renforcer la paix et la sécurité dans le monde et particulièrement en Afrique. Il est fortement engagé dans la lutte le terrorisme sous toutes ses formes.

C’est pourquoi, afin d’aider à soutenir les Institutions Fédérales Transitoires somaliennes dans leur lutte contre les Shebabs en vue de stabiliser le pays et dans la poursuite du dialogue politique et de la réconciliation, le Burundi est engagé dans ce pays depuis 2007 dans le cadre de l’AMISOM. (Mission de l’Union Africaine en Somalie). Avec plus de 5600 hommes sur terrain, le Burundi est le deuxième contributeur après l’Ouganda.

Le Burundi en Centrafrique

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Visite du Président Pierre Nkurunziza à Bangui le 23 avril 2014

En décembre 2013, à l’appel de la communauté internationale pour venir en aide à la Centrafrique en proie à des massacres intercommunautaires, le Burundi a répondu en envoyant 850 soldats destinés à sécuriser Bangui, la capitale, dans le cadre la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite de l’Union Africaine (MISCA).

A partir du 15 décembre 2014, les Nations Unies ont pris la relève de l’Union Africaine, transformant ainsi la MISCA en MINUSCA, Mission Intégrée Multidimensionnelle des Nations Unies en République Centrafricaine.

Côte d’Ivoire et Haïti

En Côte d’Ivoire, le Burundi appui l’ONUCI dans les missions de maintien de l’ordre avec un effectif d’une quarantaine d’officiers de police. Une équipe équivalente et pour le même travail stationne en Haïti depuis la catastrophe naturelle et humanitaire qui a frappé ce pays.