Le Burundi est un pays particulièrement exposé à toute une série de chocs exogènes qui affectent dangereusement son activité économique. Ces chocs sont principalement ceux liés à la hausse des cours mondiaux des hydrocarbures et des produits alimentaires.

Malgré cela, le pays a enregistré, en 2013, une croissance de 4.6 %, soit un peu plus qu’en 2012 où le taux de croissance n’était que de 4.2 %. Ceci a été possible grâce à la progression de l’activité dans les secteurs secondaire et tertiaire.

L’inflation a reculé en moyenne annuelle de 18.2 % en 2012 à 7.8 % en 2013, tandis que le déficit budgétaire s’est sensiblement, réduit passant d’une année à l’autre de 9.1 % à 2 %.

Les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la politique de gratuité des frais de scolarité pour le cycle primaire et dans les soins destinés aux enfants de moins de 5 ans et aux femmes enceintes ont permis au Burundi de gagner sept places entre 2012 et 2013 sur l’Indice de développement humain (IDH).

La situation des finances publiques s’est améliorée, mais le pays est confronté à des contraintes importantes en raison de la faible mobilisation des ressources intérieures et de la volatilité de l’aide extérieure. Le secteur primaire a reculé de 2 % entre 2012 et 2013 à cause principalement des conditions pluviométriques qui ont affecté la production de café.

En dépit de cet environnement économique difficile, la politique économique poursuivie vise à doter le pays des infrastructures nécessaires et à promouvoir une croissance rapide et soutenue conformément au Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSLP II) adopté en février 2012 (voir plus haut). C’est dans cette perspective qu’en 2013 de grands chantiers dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’électricité ainsi que des télécommunications ont été mis en œuvre et de nouveaux programmes ont été soumis aux partenaires techniques et financiers lors des conférences sectorielles en juillet et octobre 2013.