mapa do burundiIl y a six siècles, le Burundi était l’un des royaumes les plus organisés de la région de l’Afrique des Grands Lacs. Une dynastie de quatre castes de monarques implantée à partir du 15ème siècle a défini les frontières du pays et instauré un système de gestion administrative très structuré.

Pour consolider leur pouvoir, les rois (Mwami) s’appuyaient sur le clan aristocratique des Baganwa (grands chefs régionaux), appartenant souvent à la famille royale. À la suite de conquêtes menées au détriment des royaumes voisins, les rois successifs ont permis l’élargissement du territoire au tracé des frontières actuelles.

L’histoire du Burundi s’articule autour de trois grandes périodes : la période pré-coloniale, la période coloniale, le Burundi indépendant. Cette dernière période comportant à son tour deux grands moments, à savoir : la période du monopartisme et de la dictature militaire (1966-1992) et la période du régime démocratique et multipartite.

Période pré-coloniale

Du XV ème siècle jusqu’en 1890, le royaume du Burundi est dirigé par une monarchie de droit divin, très structurée et peu ouverte sur l’extérieur. Les Bami (rois) successifs vont élargir le pays par des conquêtes réalisées aux dépens des royaumes voisins.
Période coloniale
De 1890 à 1916, les Allemands venus de Tanzanie envahissent le Burundi et fondent Bujumbura, la capitale actuelle, en 1899. Après de dures et sanglantes batailles, le Traité de Kiganda est signé le 6 juin 1903 par le Mwami Mwezi Gisabo consacrant ainsi la suprématie et l’installation des Allemands. Mais la domination allemande sera brève l’Allemagne étant obligée de perdre ses colonies après la Première Guerre Mondiale.
De 1919 à 1962, la Belgique obtient de la SDN un mandat d’administrer le Burundi et le Rwanda qui forment alors la province du « Ruanda–Urundi ». Celle-ci sera rattachée au Congo belge en 1925 mais tout en gardant une personnalité juridique distincte de celle du Congo belge. En 1962 le pays accède à l’indépendance dans un climat politique tendu.

Le Burundi-République

En juillet 1966, le Roi Mwambutsa est déposé par son fils qui prend alors le nom de Ntare V . Le 28 novembre de la même année, ce dernier est renversé par un capitaine du nom de Michel Micombero. Dans la foulée, celui-ci proclame la fin de la monarchie et l’avènement de la République. Le pays entre dans une ère mouvementée sur fond de dictature militaire et de massacres à caractère ethnique.

En 1976, le Colonel Jean Baptiste Bagaza renverse Micombero et proclame la Deuxième République.

Onze ans plus tard, plus exactement le 3 septembre 1987, il est lui-même victime d’un coup d’Etat d’un autre militaire au nom de Pierre Buyoya dont le pouvoir durera jusqu’en 1993, date des premières élections présidentielles démocratiques de l’histoire du pays.

Le Burundi démocratique

En 1992, après adoption de la Charte de l’unité nationale, le Burundi se lance dans le multipartisme. Mais le premier président démocratiquement élu est assassiné le 21 octobre 1993, trois mois seulement après son accession à la magistrature suprême. Sa mort entrainant un vide politique, le pays sombre dans une véritable crise socio-politique. L’insécurité généralisée conduit à la naissance de mouvements de rébellion contre le régime en place.

En 1998, sous la médiation de l’ex-président tanzanien, Julius Nyerere, des négociations entre le pouvoir, les mouvements rebelles et l’opposition sont lancées à Arusha. Elles aboutiront en août 2000 à la signature des Accords pour la paix et la réconciliation.

En 2005, les premières élections post-crise sont organisées. Elles sont remportées par le CNDD-FDD (Conseil National pour la Défense de la Démocratie- Force de Défense de la Démocratie) qui porte alors le Président Pierre Nkurunziza à la magistrature suprême. Ce sera également le même parti présidentiel qui sortira vainqueur des élections de 2010, assurant ainsi un second mandat au Président Nkurunziza.