Dès le lendemain du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de l’Afrique de l’Est tenu à Dar-Es-Salam le 31 mai dernier, le Gouvernement du Burundi avait déclaré, dans un communiqué, apprécier « à leur juste valeur les efforts fournis par la Communauté internationale et particulièrement les pays de la sous-région dans l’optique de trouver une solution à la crise que le pays traverse actuellement ». Fidèle à son principe de toujours privilégier plutôt le dialogue que la confrontation, le gouvernement s’était alors dit disposé à examiner positivement les recommandations du sommet, notamment en ce qui concerne le report des élections.

 

Chose promise, chose due : le 09 juin 2015, le Président de la République, SE Pierre Nkurunziza, a signé le décret relatif au dit report.

 

Ainsi, le calendrier des différents scrutins est le suivant :

  • Le 29 juin 2015 : élection des Conseils communaux et des Députés ;
  • Le 15 juillet 2015 : élection présidentielle ;
  • Le 24 juillet 2015 : élection des Sénateurs.

 

Dans son communiqué du 08 juin 2015, le gouvernement s’engage en outre à suspendre l’exécution des mandats d’arrêt lancés contre les organisateurs des manifestations violentes qui paralysent la capitale depuis plusieurs semaines et rappelle ces derniers à leur obligation d’arrêter immédiatement ces manifestations qui n’ont que trop duré.

 

En ce qui concerne les groupes de jeunes affiliés aux partis politiques qui détiendraient des armes, le Gouvernement a confié le travail de leur désarmement à la Commission déjà existante, celle-ci devant remettre son rapport dans deux semaines. En outre, il a été demandé à tous les partis politiques, à l’ensemble de l’Administration et des organisations de la société civile de collaborer avec la Commission en vue d’un meilleur résultat.

 

L’engagement pris par le Gouvernement du Burundi de sécuriser le processus électoral est irréversible. A cet égard, celui-ci se réjouit du retour progressif et satisfaisant de ceux de nos compatriotes qui s’étaient réfugiés dans les pays voisins suite aux nombreuses rumeurs véhiculés par certains médias.

 

S’agissant justement de ces médias, les parties au dialogue se sont déjà mises d’accord sur la nécessité de leur fonctionnement normal pendant cette période électorale. Et le Gouvernement s’est engagé à y veiller.

 

Enfin, dans le but d’améliorer le climat de confiance entre partenaires politiques et après consultation des partis politiques de l’opposition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont été légèrement modifiés par Décret dans le but de combler le vide laissé par le départ de deux Commissaires.

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